Simone Weil proposes a solution to fake news in 1943:

„Le besoin de vérité est plus sacré qu’aucun autre. Il n’en est pourtant jamais fait mention. On a peur de lire quand on s’est une fois rendu compte de la quantité et de l’énormité des faussetés matérielles étalées sans honte […]. On lit alors comme on boirait l’eau d’un puits douteux. Il y a des hommes qui travaillent huit heures par jour et font le grand effort de lire le soir pour s’instruire. Ils ne peuvent pas se livrer à des vérifications dans les grandes bibliothèques.[…] On n’a pas le droit de leur donner à manger du faux. […] Quelques mesures faciles de salubrité publique protégeraient la population contre les atteintes à la vérité. […] l’institution, pour cette protection, de tribunaux spéciaux, [qui] seraient tenus de punir de réprobation publique toute erreur évitable, et pourraient infliger la prison et le bagne en cas de récidive fréquente, aggravée par une mauvaise foi démontrée.[…] La deuxième mesure serait d’interdire absolument toute propagande de toute espèce par la radio ou par la presse quotidienne.”

She also says „Les milieux où circulent des idées et qui désirent les faire connaître auraient droit seulement à des organes hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels. Il n’est nullement besoin d’une fréquence plus grande si l’on veut faire penser et non abrutir,” but you know which direction that took…

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